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Mal gouvernance et référendum PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jean-Marie Tong   
Mercredi, 07 Avril 2010 12:27

Mais où va notre commune avec ses cinq villages ?

Les citoyens de Crisnée sont de plus en plus en droit de s’interroger sur la gouvernance de leur commune. Le temps de cette mandature apporte régulièrement son lot d’annonces les plus inquiétantes les unes que les autres. Qu’a donc dans la tête le bourgmestre qualifié de « Berlusconi » dans une presse et pas la moins sérieuse ? Voir en cela « Crisnée-TV » ou ma binette partout. Il est vrai qu’en son temps, il n’a pas caché son attrait pour Rudy Aernoudt. Le populisme ne doit pas trop l’encombrer.

Après avoir voulu vendre du patrimoine villageois (à Fize-Le-Marsal) un presbytère de belle facture situé sur un emplacement non moins pittoresque, le voilà revenu de plus belle.

Après avoir voulu « louer » les toits communaux dont ceux des églises, pour des panneaux photovoltaïques avec encore un contrat bien préparé !

C’est à présent un questionnaire à quatre-vingt pour cent immobilier, domaine dans lequel il excelle, qui nous est soumis. Et les vingt derniers pour-cent sont consacrés à deux sujets avec lesquels il devrait encore mieux se faire connaître ; les CPAS (avec des chiffres svp !) et le vote obligatoire (le sommet).

D’abord on va proposer des montages financiers pour modifier la maison communale sans que cela ne s’avère indispensable aux citoyens. Qu’à cela ne tienne, il faut y aller.

Proposition un : faire réaliser cet ouvrage par les ouvriers communaux. Cela relève d’une démarche plutôt scabreuse si l’on se réfère à la définition que l’on donne d’une personne de métier dans le secteur de la construction. Pendant ce temps, l’on s’inquiètera pour l’entretien des parterres qui ont fleuri de tous les côtés à moins que cela ne soit attribué à une société privée durant les travaux.

Autres solutions, DBFM ou emprunt, ce sera toujours au grand profit des promoteurs et des grandes entreprises générales, pas sûr que le citoyen soit gagnant en cette affaire. Quant bien même ces transformations seraient justifiées, ce que rien ne prouve, les entreprises du cru ne sont sûrement pas bonnes assez pour ce type d’ouvrage sauf quand il s’agit de payer leurs impôts communaux, alors ça va. De toute façon, rien dans le projet ne tient compte des ressources qu’a la commune en matière de savoir-faire en ce domaine pourtant il y a plus d’un entrepreneur, mais sont-ce ceux-là à privilégier ?

On a ensuite décrété des montants pour les églises. Comment ? Combien ? Dieu seul le sait.

Mais il faut des sous. Alors, de nouveau, on n’hésite pas à vouloir vendre une église pour trouver des moyens financiers à ses projets immobiliers.

Le site de sport, on reste dans les infrastructures de loisir pas bien loin de l’immobilier. Le golf fera beaucoup de bien à notre jeunesse après tant d’heures d’études.

Nouveaux logements pour les jeunes et les vieux. Immobilier quand tu nous tiens. Le CPAS vend des terrains pour trouver de l’argent, avec encore des montages financiers public-privé, bref encore pour accueillir un promoteur immobilier le projet caché derrière des jeunes et des vieux. On verra à qui ira le bénéfice ?

Pour qui proposer la mobilité douce ? Excepter compliquer ce qui est simple. Pourquoi détruire la ruralité et la campagne et se donner bonne conscience sur des chemins de remembrement ?

Sur cet aspect-là des choses le maïeur de Crisnée semble confondre sa fonction et son mandat d’élu avec celui d’agent et de promoteur immobilier, ce qu’il semble être à la ville. Rien ne semble se mettre sur son chemin. En ce cas il faut craindre une urbanisation brutale et sauvage de nos villages comme ceux des alentours de Liège au détriment des villageois qui ne comprendront pas ce qui se passe. Il y a assez d’études urbanistiques qui montrent à quel point une mauvaise orientation peut être dévastatrice. Sera-t’il toujours là quand il faudra payer les factures des dysfonctionnements d’aujourd’hui ? Les citoyens de Crisnée et nos enfants le seront sûrement.

En cette période de crise grave, où il s’agit de revoir nos modes de penser, de remettre en cause les pratiques d’avant, il est triste de constater que la leçon ne marche pas et pire on s’enfonce dans la voie du pire. Car le questionnaire se termine par deux sujets aux accents plus que douteux : le CPAS et le vote obligatoire.

Pour le CPAS : que voulez-vous de plus ? demande-t’il, ayant eu soin de dire que les demandeurs d’asile reçoivent mille euros par personnes de notre belle commune. Vraisemblablement, on lui proposera de doubler la somme vu que tant de ses concitoyens sont dans l’opulence !

Comment ne pas voir dans ce questionnaire des éléments plus que troublant ?

On termine par la suppression du vote obligatoire : dernière glissade populiste. Comme si tout cela était aussi simple dans cette particratie où la voie des plus faibles a déjà si difficile de se faire entendre.

Je souhaite que les citoyens aient ce sursaut d’honneur en rejetant ce questionnaire plus que douteux et que le non l’emporte. Et cela pour le plus grand bien de tous villageois et hélas au grand dam des grosses entreprises et des financiers qui nous ont déjà bien pris assez d’argent il y a peu.

Je propose un débat public sur ces questions et que les citoyens alors mieux informés puissent participer.

 

 

 

Mise à jour le Mercredi, 07 Avril 2010 12:53